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ARCABAS   -  Musée des BEAUX ARTS  -  CHAMBERY
20 septembre 2008 au 5 janvier 2009

sommaire
.
  • Préface
  • Informations
  • Préface
  • Présentation
  • Biographie
  • Autour de l'expo
  • Remerciements
Arcabas affiche exposition

Arcabas, peintre contemporain, a trouvé ses sources d’inspiration dans de multiples domaines. Notamment, il a su mettre son art au service de l’architecture. Il est intervenu ainsi à l’étranger, en France mais aussi en Savoie, notamment à Chambéry, à la Maison de la Promotion sociale, au collège de Bissy ou encore à l’église du Sacré-Cœur ou de Cognin. Son plus grand investissement artistique fut certainement l’ensemble décoratif de l’église de Saint Hugues de Chartreuse commencé en 1953 et terminé en 1986.
Ses œuvres, le plus souvent des toiles peintes à l’acrylique, se révèlent dans une gamme de tons riches et soutenus, toujours en quête d’absolu où les aspects figuratifs sont emprunts d’une grande modernité.

 

Cette manifestation sera la dernière exposition temporaire dans le Musée des beaux-arts tel qu'il est aujourd'hui avant les grands travaux de rénovation qui débuteront en 2009 pour une durée de deux ans.

Exposition                  ARCABAS

Dates                              du 20 septembre 2008 au 5 janvier 2009


Adresse                           Musée des beaux-arts
                                 Place du Palais de Justice
73000 Chambéry
tél : 04 79 33 75 03
musees@mairie-chambery.fr
http://www.mairie-chambery.fr


Conditions de visite      Ouvert tous les jours, sauf le mardi et les jours fériés de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h
Entrée libre le 1er dimanche du mois
Droits d’entrée : 3,00 €, tarif réduit : 1,50 €, entrée libre pour les moins de 18 ans


Visites commentées :   En semaine

Lundi 29 septembre - 14h30
Jeudi 16 octobre - 14h30
Vendredi 31 octobre - 14h30
Mercredi 12 novembre - 14h30
Vendredi 28 novembre - 14h30
Jeudi 18 décembre - 14h30
Lundi 5 janvier - 14h30

En soirée

Jeudi 13 novembre - 20h15
Jeudi 11 décembre - 20h15

Les dimanches
Dimanche 5 octobre - 14h30 et 16h00
Dimanche 2 novembre - 14h30 et 16h00
Dimanche 7 décembre - 14h30 et 16h00

Visite à « double voix »
Le service des publics des musées et Ville d’art et d’histoire proposent une visite à double voix : d’une part, l’œuvre peinte montrée dans l’exposition, d’autre part, l’art du vitrail à l’église du sacré cœur.
Mercredi 22 octobre, mercredi 19 novembre et mercredi 17 décembre à 14h30 :

        • Rendez-vous Musée des beaux-arts place du Palais de justice
        • Gratuit

                                       Accès aux visites commentées dans la limite des places disponibles : 3,00 € + droit d’entrée


Commissariat                 Chantal FERNEX de MONGEX, conservateur en chef du Musée des beaux-arts de Chambéry


Catalogue                      Ouvrage disponible à la boutique du Musée des beaux-arts au prix de 20,00 €


Contact                          Danièle Grangeat
Tél. 04 79 33 44 48
Fax 04 79 70 30 88
d.grangeat@mairie-chambery.fr


Préface du catalogue de l’exposition

De Jean-Marie Pirot à Arcabas, le Musée des beaux-arts souhaite mieux faire découvrir l’œuvre et les créations de cet acteur essentiel de la vie artistique actuelle. Jamais jusqu’à présent, les musées de Chambéry n’avaient présenté son travail. Cette manifestation, spécialement conçue pour cette occasion, n’est ni une rétrospective, ni une analyse exhaustive de son œuvre, mais l’approche sensible d’un créateur aux multiples facettes. Disséminées tant à l’étranger qu’en France, ses créations sont particulièrement présentes en Italie comme dans les environs de Bergame (chapelle Le Piturello, de Costa Serina ou encore d’Ardesio…), d’Alba (entre Turin et Gènes) mais aussi en Belgique (Leuwen, par exemple), au Canada et dans bien d’autres lieux encore. La France a été bien évidemment particulièrement sensible à ses réalisations tout spécialement la région Rhône-Alpes, le département de l’Isère, son lieu de prédilection, mais aussi la Bretagne, l'Est et le Nord de la France, la Savoie et Chambéry qui sont loin de se sentir oubliés.

Si la notoriété de l’artiste se cristallise autour des compositions réalisées pendant plus de trente ans dans l’église de saint Hugues de Chartreuse en Isère, son œuvre majeure, les commandes des architectes de Chambéry avaient déjà bien senti l’important atout créatif et novateur de cette personnalité artistique originale.

Comme des témoignages d’une recherche active et sans cesse en mouvement, ses réalisations en Savoie nous font entrevoir deux étapes distinctes à travers ses œuvres. Les premières sont signées Jean-Marie Pirot, artiste en pleine jeunesse et emplit d’idéal. Curieux, il noue des liens privilégiés avec la modernité de son époque par des aventures fort différentes. En effet, les créations de Jean-Marie Pirot s’inscrivent dans la décennie des années soixante avec des interventions fortes en lien avec l’architecte Pierre Jomain, comme celle de la nouvelle église du Sacré Cœur, faubourg Montmélian, où il réalise la totalité des vitraux (1969), celle du bâtiment de la Maison de la Promotion sociale où il modèle une sculpture enchâssée dans une composition qui rappelle les supports de plomb des vitraux (1966). Enfin, deux autres réalisations durant l’année 1969 nous permettent d’appréhender, en partie, la diversité des axes de recherches de l’artiste : une peinture sur toile de très grandes dimensions (4m x 3m) dans le hall d’entrée d’un immeuble privatif au pied du vallon des Charmettes et une monumentale mosaïque intitulée Le soleil du matin qui ne recouvre pas moins de 40 m² sur la façade du collège de Bissy et accueille les élèves dès leur entrée dans les bâtiments.
Vitrail, sculpture, mosaïque, peinture, tous les grands domaines de l’expression artistique semblent lui convenir. Si plus tardivement il aura une prédilection pour les œuvres peintes, peu de domaines lui auront été étrangers, comme si son langage voulait être perceptible par tous.
Ainsi, par son implication dans l’architecture chambérienne, de nombreuses facettes des préoccupations de l’artiste peuvent être évoquées. Artiste toujours en recherche de nouvelles expressions à travers des techniques très diverses, le futur Arcabas est un créateur multiforme en aucune façon emprisonné dans un processus contraignant. La liberté, abordée par différentes techniques au service de son art, semble être l’une de ses caractéristiques.

Mais cette puissance d’expression se révèle aussi par l’adaptation parfaite de l’œuvre artistique au contexte architectural dans lequel elle s’insère. Tant par les thèmes qu’il réinvente que par leur composition au service de l’architecture, les œuvres sont au service d’un discours, d’un sens profond que l’artiste veut explorer, transmettre, offrir à celui qui prendra le temps de s’y attarder. Ces œuvres sont empreintes d’une dimension spirituelle et leur inventeur semble n’être qu’un communicant entre le lieu et les visiteurs. Un vrai dialogue s’installe entre l’œuvre, le bâtiment et le spectateur. Un message nous est communiqué.

La seconde période artistique (1998) qu’il nous est offert de découvrir à proximité de Chambéry, se situe dans l’église de Cognin où un imposant retable (4,20 m x 2,50 m) orne le chœur. Ce triptyque illustre un thème cher à Arcabas et maintes fois représenté par ses pinceaux : Les Pélerins d’Emmaüs. Toujours réinterprétés par cet éternel ré-inventeur, la vivacité de la composition, le mouvement dynamique des couleurs semblent nous emporter dans une effervescence pleine d’ardeur, dans une énergie tonique où la joie est omniprésente. « Je veux être peintre, et la peinture c’est la couleur » dit-il. Peinture non pas intemporelle mais au-delà des courants artistiques des écoles classificatrices si chères à l’art contemporain, les œuvres d’Arcabas, souvent figuratives, trouvent leur très fort pouvoir de suggestion par les compositions mêmes, extrêmement innovantes, mais aussi par un maniement et une maîtrise parfaite des couleurs. Aplats, masses colorées, traitement du vide et ajouts d’or, ces juxtapositions se jouent de résonances et d’échos en accord bien souvent avec une tendresse, une sérénité empreinte d’émotions et de sentiments palpables dans les visages comme dans les gestes des personnages. La vitalité des compositions, la liberté des formes, l’énergie des couleurs permettent à Arcabas de mettre en scène une modernité nouvelle hors norme.

 

Juillet 2008
Chantal Fernex de Mongex
Conservateur en chef

Directeur du Musée des beaux-arts

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Biographie

ArcabaNé en 1926 à Trémery (Moselle), diplômé de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, a fait de nombreuses expositions aussi bien en France (Paris, Lyon, Grenoble, Marseille, Strasbourg, Angers, Metz…) qu'à l'étranger (Berlin, Ottawa, Francfort, Ostende, Panama, Luxembourg, Bruges…). Ses œuvres figurent tant en Europe qu'au Canada, Japon, Etats-Unis, Mexique… dans différentes collections publiques (musée de Grenoble, Bibliothèque Nationale de Paris, Pinacothèque Internationale de Waterloo, Université d'Ottawa - Canada, Cuernavaca – Mexique) et collections privées. Il a effectué également divers travaux pour le gouvernement français et les collectivités locales (mosaïques, fresques, vitraux) : préfecture de Grenoble – Isère ; Institut d'Etudes Politiques de Grenoble ; Maison de la Promotion de Chambéry – Savoie ; Lycée de Metz – Moselle ; Eglise Œcuménique de Chamrousse – Isère ; Eglise Saint-Augustin de Grenoble… L'Ensemble d'art sacré de l'église de Saint-Hugues-de-Chartreuse, commencé en 1953 et terminé en 1991, est son œuvre monumentale principale et a fait l'objet d'une donation au département de l'Isère en 1984 dans le cadre du patrimoine.

 

Dans le domaine du théâtre, de 1961 à 1972, il crée les décors et costumes de La Danse de Mort de Strindberg, Le Journal d'un curé de campagne de Bernanos et Les Justes de Camus avec la Comédie des Alpes, L'Histoire du Soldat de Ramuz et Stravinsky à l'Opéra du Centre National des Arts du Canada.
Professeur titulaire, chef d'atelier de peinture à l'Ecole des Arts Décoratifs de Grenoble de 1950 à 1969, il est "artiste invité" par le Conseil National des Arts du Canada et devient professeur titulaire à l'Université d'Ottawa, où il fonde et dirige "L'atelier collectif expérimental". De retour en France, il fonde et dirige l'atelier d'arts plastiques "Eloge de la Main" à l'Université des Sciences Sociales de Grenoble. Depuis 1986, il vit et travaille à Saint-Pierre-de-Chartreuse (France).

"A mes risques et périls, je me suis déclaré peintre et c'est vrai que je peins dix heures par jour deux cent cinquante jours par an. La centaine de jours inemployés est impartie aux errements, à la détresse, à la recherche obstinée d'une "conscience d'être" brusquement égarée, sans laquelle plus rien n'est possible, surtout pas l'élaboration passionnée et souvent hasardeuse de ces sortes de miroirs appelés œuvres d'art.
C'est un postulat que tout homme lucide peut se reconnaître dans ses pensées et actions, lesquels renvoient à leur auteur comme un miroir, une image de sa personne le révélant à lui-même. A cet égard, l'œuvre d'art est exemplaire : miroir pour son auteur, elle a pour faculté supplémentaire la révélation discrète, mais sûre de la création tout entière.
Les jours sans grâce sont de ténèbres. Ils rappellent constamment, à l'instar de l'auteur de l'Ecclésiaste, que tout est poussière et retourne à la poussière. Cette réalité submerge telle quelle toute joie et toute espérance. Mais à y regarder de plus près, cette réalité en cache une autre, axiomatique : cette poussière cosmique, plus ou moins coagulée, organisée en matières diversifiées porte intimement lié à elle, l'esprit de l'univers. Docile et amicale, cette divine émulsion peut-être détournée, séparée, diabolisée. Mais, saisie dans son unité obvie, elle rend la "conscience d'être" qui engendre la joie et coule ainsi enrichie, pour ainsi dire comme un fleuve incandescent vers une destinée magnifiée, une nouvelle forme de la Création.
C'est elle, par excellence, la matière aux parfums de terre et de ciel dont se servent ces imitateurs ingénus et confiants que sont les artistes et auxquels, j'en suis sûr, Dieu accorde son sourire et sa tendresse."

Arcabas signature

  

 

 

 

Autour de l’exposition

  1. Des visites commentées

En semaine

Lundi 29 septembre - 14h30
Jeudi 16 octobre - 14h30
Vendredi 31 octobre - 14h30
Mercredi 12 novembre - 14h30
Vendredi 28 novembre - 14h30
Jeudi 18 décembre - 14h30
Lundi 5 janvier - 14h30

En soirée

Jeudi 13 novembre - 20h15
Jeudi 11 décembre - 20h15

Les dimanches
Dimanche 5 octobre - 14h30 et 16h00
Dimanche 2 novembre - 14h30 et 16h00
Dimanche 7 décembre - 14h30 et 16h00

Visite à « double voix »
Le service des publics des musées et Ville d’art et d’histoire proposent une visite à double voix : d’une part, l’œuvre peinte montrée dans l’exposition, d’autre part, l’art du vitrail à l’église du sacré cœur.
Mercredi 22 octobre, mercredi 19 novembre et mercredi 17 décembre à 14h30
 Rendez-vous Musée des beaux-arts place du Palais de justice
 Gratuit

 

  1. Des conférences

Conférence en présence d’Arcabas

La création récente d’Arcabas par François Boespflug, dominicain, professeur à l’université de Strasbourg
Vendredi 24 octobre à 20h00 au Musée des beaux-arts

Entretien avec Arcabas mené par Christophe Batailh, philosophe, théologien
Jeudi 6 novembre à 20h00 au Musée des beaux-arts

  1. Un catalogue

Vente du catalogue de l’exposition à l’accueil du musée des beaux-arts
Tarif : 20 €

Remerciements

Le Musée des beaux-arts de Chambéry tient à assurer de sa profonde gratitude l’ensemble des personnes qui a contribué à la réalisation de l’exposition Arcabas et à l’édition du catalogue : François Bœspflug, dominicain, professeur à l’université de Strasbourg, Christophe Batailh, philosophe théologien, Bernard Delpal, chercheur, Institut d’Histoire du Christianisme (université Lyon 3)Laboratoire LARHRA, UMR 5190-CNRS, Maurice Gonnard, photographe, Florence Lapouge, médiateur culturel,

et tout particulièrement Arcabas et Jacqueline Pirot-Arcabas

sans oublier l’équipe des musées de Chambéry et toutes les personnes qui ont voulu garder l’anonymat.

Le Musée des beaux-arts de Chambéry tient également à remercier pour leur précieux soutien :

Monsieur le directeur des affaires culturelles de la Région Rhône-Alpes
Lionel Bergatto, conseiller-musée à la Direction Régionale des affaires culturelles de la Région Rhône-Alpes
Bernadette Laclais, Maire de la Ville de Chambéry, Vice-Présidente du Conseil régional Rhône-Alpes
Jean-Pierre Ruffier, premier adjoint à la Ville de Chambéry, chargé de la culture, du patrimoine, du tourisme et de la diversité culturelle.

La plus vive reconnaissance s’adresse également à toutes les personnes qui ont accepté de prêter des œuvres de leur collections personnelles :

Père Thierry Min, Monsieur et Madame Patrice Joppé, Monsieur et Madame Cyril Bonnoit, Madame Marie-France Terpend-Ordassière, Monsieur et Madame Gabriel Gros, Arcabas et son épouse Madame Jacqueline Pirot–Arcabas
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