Ani Chöying Dolma est entrée à Nagi Gompa, un ermitage accueillant une centaine de nonnes près de Katmandou, à l’âge de treize ans (elle est née en 1971 au Népal de parents réfugiés tibétains) et sa foi bouddhiste est forte et profonde, ce qui ne l’empêche nullement de révéler un caractère bien trempé et d’être une femme moderne capable de conduire une voiture ! Elle est devenue maître de chant après avoir reçu un enseignement spécifique en matière de méditation bouddhique, chants, rituels et cérémonies liturgiques. Elle s’est mise aussi au service, un peu comme Matthieu Ricard, d’un grand maître réincarné, Tulku Urgyen Rimpoche, jusqu’à sa disparition en février 1996.
A l’exemple de ce maître inspirant altruisme et compassion, elle a senti qu’elle aurait la force de mener à bien une entreprise qui bénéficierait à tous, en fondant une école pour des fillettes et de jeunes nonnes qui, recevant un enseignement à la fois religieux et moderne (mathématiques, anglais, sciences, tibétain, népalais), pourraient ensuite se rendre utiles autour d’elles.
Ainsi est née en 1998 une ONG, la Nuns Welfare Foundation (NWF) of Nepal. Ont suivi diverses réalisations importantes : l’Arya Tara School, une école moderne ouverte en 2000, un réservoir d’eau d’une capacité de 150000 litres pour les femmes rurales du village de Setidevi en 2006 et la première école permettant d’enseigner la peinture de thangkas à des femmes en mars 2007 …
Parcourant désormais une partie du monde (l’Europe, les Etats-Unis, Singapour, le Danemark) et enregistrant des CD, elle récolte des fonds pour sa fondation grâce à la beauté émouvante de sa voix et de son chant si pur.
AET : plus de 25 ans d’expérience au service des Tibétains réfugiés en Inde et au Népal
Leur histoire : en octobre 1950, 80000 soldats de l’Armée Populaire de Libération envoyée par Mao Tsédong et la Chine communiste prennent position au Tibet. Le 23 mai 1951, les Chinois font signer à une délégation tibétaine mandatée à Pékin par le jeune Dalaï-Lama un « Accord en 17 points » selon lequel les Tibétains acceptent l’intégration du Tibet à la Chine, la « Mère-Patrie », tandis que les Chinois promettent de respecter une large autonomie au Tibet. Les Tibétains contestent vigoureusement cet accord.
Du 10 au 17 mars 1959, un vaste soulèvement populaire contre l’occupant chinois est réprimé dans un bain de sang à Lhassa. Comprenant que c’était le seul moyen de sauver son peuple de l’oubli, le Dalaï-Lama s’enfuit, suivi de milliers de compatriotes. En 1960, à la demande de Nehru, différents états de l’Inde acceptent de prêter des terres aux Tibétains réfugiés, pour leur permettre de vivre jusqu’à leur retour au Tibet, avec pour la plupart un statut d’apatrides.
Ils mettent en place un gouvernement démocratique en exil à Dharamsala, au nord de l’Inde. Grâce au soutien du gouvernement indien et aux fonds envoyés par divers organismes humanitaires occidentaux, la communauté tibétaine en exil réussit à construire des écoles et à former des professeurs, afin de dispenser aux jeunes une éducation à la fois traditionnelle et moderne, et par ce moyen préserver une culture qui serait sans cela menacée d’extinction : de nombreuses familles tibétaines côté chinois font même le sacrifice d’y envoyer leurs enfants pour qu’ils soient éduqués comme de « vrais Tibétains ».
Notre histoire : diplômée de HEC, cadre dans une grande entreprise internationale, Annie Sudrat avait aussi une passion : les voyages et la marche en Inde. C’est lors de l’un de ces voyages qu’elle découvre des Tibétains en exil. Touchée par leurs difficultés de survie et leur farouche volonté de préserver leur identité, elle décide de prendre financièrement en charge quelques enfants.
Elle convainc alors plusieurs de ses amis de la suivre dans ses opérations de parrainages. En 1981, lors de son passage dans l’émission de télévision « la Course autour du Monde », Annie Sudrat lance un appel pour trouver des parrains à d’autres enfants : plus de 300 personnes y répondent positivement.
Devant ce succès, elle fonde l’association loi de 1901 Aide à l’Enfance Tibétaine (AET), apolitique et non confessionnelle, qu’elle dirige jusqu’à la fin de ses jours en 1993. Depuis, plusieurs présidents élus par le Conseil d’administration se sont succédé. Le poste est actuellement occupé par Virginie Savin, secondée par une vice-présidente d’origine tibétaine, Nawang Dolkar Tsering. AET compte plus de 3000 parrains et finance de nombreux projets !
Une tournée pour des projets de développement durable
Il a été décidé entre Ani Chöying Dolma, représentant la NWF du Népal (www.choying.com), et Virginie Savin, représentant AET (www.a-e-t.org),
[ que l’ensemble des frais occasionnés par la tournée seraient rigoureusement partagés, ladite tournée étant organisée par AET à Paris et dans ses délégations régionales en province
[ que les recettes des manifestations seraient redistribuées pour moitié à un projet humanitaire de la NWF, pour moitié à un projet humanitaire AET
[ le projet AET est déjà identifié comme l’accès à l’eau potable dans le camp de Tezu (Inde, en Arunachal Pradesh), dont voici un extrait du descriptif :
Certains de ces camps de réfugiés, comme celui de Tezu, créé en 1964, sont très isolés et souffrent d’un manque cruel d’eau potable, entraînant maladies et pénurie pour ses habitants.
Le camp se compose aujourd’hui de 241 habitations, soit environ 1200 habitants. Activité principale : l’agriculture. Le besoin d’eau est donc fondamental.
PROJET
Fournir de l’eau potable à tous les habitants et diminuer, voire éradiquer les maladies liées à une eau non potable : malaria, diarrhées, typhoïde….
Sur place, un comité de projet a été formé afin de suivre la réalisation du projet :