Les Lacs Alpins
Dans des manuscrits, pour installer sur leurs rives
des châteaux, comme celui de Chillon, bien préservé,
ou près de Chambéry, celui de Thomas II gravement
altéré par le temps et les hommes – enfin ils ont aussi
attiré des ordres monastiques, comme à Hautecombe ou
à Abondance, ces lieux ayant paru propres à la spiritualité.
Les lacs sont devenus ensuite des lieux de loisirs, entraînant
des constructions d’abord réservées à quelques familles
nobles ou paysannes, pour devenir, plus récemment, l’objet
d’un engouement des citadins, qui découvraient, grâce
à la littérature, leur merveilleux envoûtement, devenant
de véritables lieux de culte de la nature avec Rousseau,
ou du romantisme avec Lamartine, et source d’inspiration
pour de nombreux auteurs, mais aussi pour les peintres,
photographes s’efforçant de saisir la magie d’un instant,
lorsque la lumière et l’eau portent au rêve ou à l’émotion.
Aujourd’hui les lacs sont, par beaucoup, considérés surtout
sous l’angle « loisirs », avec la baignade, les sports d’aviron
ou les régates de voiliers, mais aussi avec les canots
à moteur, le ski nautique, la vieille barque à rames
qui ne polluait pas n’ayant plus beaucoup d’adeptes
à part de très rares pêcheurs.
Si bien que c’est le souci de préservation de l’eau de ces
grands lacs qui devient aujourd’hui la préoccupation
majeure, avec des programmes de traitement des eaux
et des résultats importants mais sans cesse remis en question,
comme on vient de le voir récemment avec le pyralène…
et l’omble chevalier.
Miroirs de notre vie, vulnérables, les lacs et leur mystère,
sont de plus en plus aujourd’hui sujets de travaux
scientifiques aussi divers que les sciences universitaires, mais
aujourd’hui encore, les lacs peuvent aussi nous enseigner
une certaine sagesse.
André GILBERTAS
Président Montanea
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